Berta Vive

Le 2 mars 2016, BERTA CACERES,militante féministe, dirigente de la
communauté Lenca du Honduras, co-fondatrice de l’association COPINH,
meurt assassinée à son domicile , après avoir reçu de nombreuses menaces
pour ses actions répétées contre la société hondurienne DESA (Desarrollos
enérgeticos S.A.) ; elle a toujours lutté pour défendre les communautés privéesde leurs territoires, au profit de sociétés internationales qui continuent, soutenues par le gouvernement , à acheter le pays en arrachant la vie des indigènes. Son dernier combat a été de stopper le projet de barrage hydroélectrique « Agua Zarca » sur le Rio Gualcarque, considéré comme sacré.

Katia Lara a réalisé son premier documentaire « Quién dijo miedo ? » sur les premières mobilisations de cette dirigeante de communauté Lenca, en faveur de l’environnement et contre les entreprises honduriennes, à partir de 2009, date du coup d’état au Honduras.Elle a filmé les manifestations durant l’enquête qui piétinait suite à sa mort en 2016 ; puis,
elle a interviewé des proches de Berta pour étoffer de leurs témoignages son moyen métrage « Berta Vive », terminé en à peine cinq mois. (2016-2017)

Enfin, elle a dirigé son troisième volet en 2018, grâce à d’autres informations qu’elle a pu glaner au fur et à mesure de ses recherches , ce qui a permis la sortie de « Berta, soy yo ».Dans ce dernier, elle va plus loin et montre comment la DESA et le gouvernement restent sourds aux réclamations internationales qui veulent que justice soit faite ; pour elle, faire connaitre la lutte continuelle des minorités, avec à sa tête, Berta Zuñiga, la fille de Berta Caceres, est le meilleur moyen de tenter de freiner les intérêts économiques en jeu.

Un dialogue entre l’état, la DESA et la communauté Lenca sur son avenir face au barrage est demandé depuis des années…Cependant, selon Katia Lara, le projet de fermeture définitive de « Agua Zarca » semble se diluer dans un avenir incertain…



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