EXPOSITION / PHOTOS
CARACAS, BARRIO POPULAIRE
DU 01 AU 31 MARS

                         Dans le cadre de notre festival, nous avons le plaisir d’exposer Jesús Alberto Reyes Acevedo réalisateur, directeur exécutif de photographie et photographe. Son travail sera visible au Bar le Chat Noir Cha Vert du 01/03 au 31/03/2020 et au Cinéma Jean-Eustache du 18/03 au 24/03/2020

Le vernissage aura lieu au Chat Noir Cha Vert, samedi 14 mars 2020, à 19h00 nous vous y attendons nombreux !

               Mes images habitent un lieu dans lequel les sentiments se rencontrent en cheminant à travers différents états temporels. J’ai toujours cherché à  saisir au-delà de l’expressivité humaine, ces moments essentiels qui caractérisent les personnes et leur façon d’être et de se confronter au monde. De la même manière, j’essaye de dénicher ces secrets que seule la lumière parvient à révéler. Mes photographies sont animées par la promotion d’une éphémère liberté, qui se résout à montrer que pauvreté ne veut pas toujours dire souffrance. Devant cet apparent bien être, une autre vision des quartiers populaires se dessine, malgré les adversités rencontrées, laissant place au sourire et aux résolutions pour aller de l’avant. J’essaye de concevoir mes captures à partir de l’affect que je ressens pour autrui, cet espace dans lequel prévaut le respect auquel chaque citoyen du monde peut prétendre, la poétique du Su(d)/(r)réel     

Réalisateur, directeur exécutif de photographie et photographe, Jesús Alberto Reyes Acevedo est diplômé d’une Licence en arts mention cinéma, de l’Université expérimentale des arts de Caracas Venezuela (EPLACITE). Il enseigne comme professeur à l’école latino-américaine populaire du cinéma, de télévision et de théâtre, où il anime plusieurs ateliers de réalisation audiovisuelle. Il présente actuellement en parallèle de cette exposition un film documentaire « Temps de luttes, actions d’une commune » au cinéma Jean Eustache de Pessac durant le 37e rencontres du Cinéma Latino-américain.

Quelques poèmes...

Goutez aux mots doux et tranchants de Jesus Reyes pour son pays. Traduit par Miléna Paez.

Imagine al mundo sin duelos ni moribundos,
Melodías al corazón, refugios nocturnos
Cuerpos libres danzantes de ritmos propios
La tristeza el opio, el odio presenta al odio
Reflejos de la realidad se quedan cortos
Gritar revolución no es lo mismo que vivirla como nosotros
Buscando el pan del día, sin nada preparado, a veces sin
medicinas
Saber que eres solo un voto, un puente roto, una lagrima
en el rostro de los otros
Musica adversa, canciones que no quieren escuchar
porque les molesta
Iconos diversos entre lluvia de versos que registran melancolia

Imaginez le monde dépourvu de deuils et de moribonds,
Mélodies palpitantes, refuges nocturnes
Des corps libres dansant leurs propres rythmes.
La tristesse, l’opium, la haine induit la haine
Des reflets de la réalité restent insuffisants
Crier la révolution n’équivaut pas à la vivre à nos côtés
En cherchant le pain du jour, préparé avec deux fois rien,
parfois sans médicaments,
Savoir que tu es seulement un vote, un pont détruit, une
larme sur le visage des autres
Musique adverse, chansons qu’ils ne veulent écouter car
elles dérangent
Icones diverses entre pluie de vers qui enregistrent la mélancolie
Nostalgie de la lumière, courage mon peuple, courage.

Esta realidad es una utopia del cine clasico
Donde ser normal es un pecado
Aquí dias y tardes son grises pero todas las noches son
negras
Donde no existe diferencia entre el jazz y la salsa porque
todo suena a malandreo
Donde juan ramon gimenez sublime con sus poemas
como reveron con nuestras luces
Y asi juegan en soledad crover y el gordo porque no
tienen bicicleta
Y suspiran con azucena cantando, mamá donde estan los
juguetes
Recuerdos vienen como las horas
Olvidos fueron como las olas
En este cerro donde los cables tejen abstracciones y el
arte no es pintar ni esculpir si no tomar y sobrevivir.

Cette réalité est une utopie du cinéma classique
Dans laquelle être normal est un péché
Ici les jours et les après-midis sont gris mais toutes les nuits
noires
Il n’existe aucune différence entre le jazz et la salsa tout
sonne délinquance
Où Juan Ramon Gimenez sublime avec ses poèmes comme
Reveron avec nos lumières
Ainsi jouent seuls Crover et El Gordo, parce qu’ils n’ont pas
de bicyclette
Et ils soupirent tandis qu’Azucena chante, maman où sont les
jouets
Les souvenirs passent comme les heures
Les oublis se sont émoussés comme les vagues
Sur cette colline où les câbles tissent des abstractions, où
l’art ne se résume pas à la peinture et à la sculpture
Mais plutôt à boire et à survivre.

Este cielo ha sido testido de cómo hemos experimentado
una muerte temprana
Vida llena de imposibles, travesias del dolor, amparo bajo
sueños que se materializan de generacion en generacion
Este suelo es fantastico porque soporta la gravedad de
todos los asuntos
Aquí estar vivo es una cuestion de responsabilidad a veces alegria a veces luto
Gotas de alcohol en el piso al abrir la botella un homenaje a los difuntos
Esos hermanos que se fueron sangre de nuestra sangre
Ahora descanzan en paz ya no vagan como marineros sin
rumbo
Ejemplos de la totalidad conocieron el bien, sientieron la
maldad
Asumiendo la consecuencia de sus actos ahora habitan
otro hogar
Acompañantes de los recuerdos infinitos
Rio de suspiros en los retratos que golpean la vida en
ciertos instantes
Catia es una realidad no es cuestion de mitos.

Ce ciel a été témoin de la manière dont nous avons expérimenté une mort précoce
Vie pleine d’impossibles, traversées de douleur, protection à
travers des rêves matérialisés de génération en génération.
Ce sol est fantastique car il supporte la gravité de tous les
sujets
Ici être vivant est une question de responsabilité, parfois
allégresse, parfois deuil
Gouttes d’alcool tombées au sol en ouvrant la bouteille, un
hommage aux défunts
Ces frères qui sont partis, sang de notre sang
Désormais ils reposent en paix, ils n’errent plus comme des
marins sans cap
Exemples de totalité ils ont connu le bien, ressenti le mal
En assumant les conséquences de leurs actes ils habitent
maintenant un autre foyer
Accompagnants des souvenirs infinis
Rivière de soupirs dans les portraits que secoue la vie à certains instants
Catia est une réalité, et non un mythe.

Bar le Chat Noir Cha Vert • Du 01/03 au 31/03/2020

Cinéma Jean-Eustache • Du 18/03 au 24/03/2020