Berta vive

Katia Lara |  Honduras | 30’ | 2016

 

Le meurtre de Berta Cáceres a secoué le monde le 2 mars 2016. Son combat pour la défense des territoires des Lencas l’a amenée à diriger le Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras COPINH. Le militant mexicain Gustavo Castro, témoin du crime, a survécu à l’horreur de cette nuit, mais a été piégé au Honduras. La lutte contre l’installation d’un barrage sur la rivière Gualcarque, sacrée pour le peuple Lenca, est le préambule d’une histoire dans laquelle nous suivons Miriam Miranda, chef garifuna, amie et compagne de Berta. Deux femmes se sont jumelées dans la lutte pour la décolonisation, dans un pays qui est vendu à des capitaux transnationaux, où la vie est emportée de bien des façons.

Katia Lara

Elle s'est initiée au cinéma à Mexico en collaborant dans deux documentaires dans les années 80 et a travaillé avec des correspondants de guerre en Amérique centrale pour les chaînes Notimex et CNN en espagnol. Plusieurs de ses fictions et documentaires ont été primés : De larga distancia, en 2000, Corazón abierto, en 2005. Ceux-ci avant de décider de faire connaître Berta Caceres, activiste féministe hondurienne, assassinée le 2 mars 2016, à l'âge de 42 ans. Ses deux derniers documentaires lui sont consacrés: Berta vive, (2016) et Berta soy yo ( en cours). Auparavant, elle avait dénoncé le coup d'État au Honduras avec Quién dijo miedo (2010).