FORCONE

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Sélections

  •  2021. Festival Asterisco, Compétition Internationale de Long-métrages. Buenos Aires, Argentine.
  • 2020. Festival de Cine latinoamericano de La Plata (FESAALP), Sélection La Plata Filma. La Plata, Argentine. 2021.  

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FORCONE

Synopsis

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Forcone: en italiano tridente, la herramienta para separar el trigo de la paja, y también el arma del diablo. El apellido de una mujer que marca la infancia. Forcone: ir detrás de un fantasma, en búsqueda de una recurrencia loca, la exploración de una fascinación femenina, de pequeños refucilos que cruzan las obsesiones. Retrato y autorretrato, diario y ensayo.

Forcone : en italien, trident, outil servant à séparer le blé de la paille, mais aussi arme du diable. Le nom de famille d’une femme qui marque l’enfance. Forcone : courir après un fantôme, à la recherche d’une folle récurrence, l’exploration d’une fascination féminine, de petits  reflets qui traversent les obsessions. Portrait et autoportrait, journal intime et essai. 

Infos

FILM-ESSAI

Agustín Lostra

Argentine

63 min

2025

Programmation

VENDREDI 13 MARS 2026

9h30

CINÉMA JEAN EUSTACHE

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur Agustín Lostra, animé par Marjolaine David

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Crítica - Albertina Carri

Critique - Albertina Carri

Crítica - Diego Trerotola

Critique - Diego Trerotola

« Des femmes qui fument, qui conduisent, qui voyagent, des femmes qui déchirent, des femmes fortes et émancipées de tout ordre hégémonique et patriarcal. PJ Harvey, Cruella de Vil, Martha Argerich, Ana Forcone, ce sont elles qui inspirent Agustín Lostra, le réalisateur de ce film admirable. Mais elles ne se contentent pas de l’inspirer : elles sont ses références et sa source d’enthousiasme. Il s’identifie à elles, devient un flâneur passionné qui installe sa demeure au cœur de cette multitude de femmes qu’il convoque pour parler de sa première grande passion : Ana Forcone, une amie de sa mère qu’il a observée pendant son enfance avec véhémence et admiration pour ses choix de vie, sa manière de fumer, la posture de ses mains ou sa façon d’être dans le monde. Devenu adulte, Lostra part à sa recherche et celle de ses souvenirs. Dans ce voyage apparaissent les multiples rencontres, la pluie, le village, la route et les autres femmes dans lesquelles il tente de découvrir le secret de son émoi. Ce qu’il trouve, c’est un film à multiples couches, au rythme soutenu et légèrement onirique, qui nous transporte dans un état de conscience très proche de celui du souvenir. Un kaléidoscope d’idées et d’humeurs fait surgir les images et les sons, et nous entraîne, à travers une voix off, dans le flux et reflux du mouvement de ce qui est fugitif et infini, comme Baudelaire décrivait l’action du flâneur dans son poème où il revendiquait cette figure. Ce poète promeneur, prêt à être loin de chez lui et à se perdre dans le monde, parce qu’il sait que le langage ne suffit pas toujours à comprendre nos désirs les plus vitaux. »

“Mujeres que fuman, que manejan autos, que viajan, mujeres que la rockean, mujeres fuertes y emancipadas de todo orden hegemónico y patriarcal. PJ Harvey, Cruella de Vil, Marta Argerich, Ana Forcone, son las que inspiran a Agustín Lostra, el director de esta admirable película. Pero no solo lo inspiran sino que son sus referentes y su entusiasmo. Se identifica con ellas, se vuelve un flâneur apasionado que establece su morada en el corazón de esa multitud de mujeres a las que convoca para hablar de su primera y gran pasión: Ana Forcone, una amiga de su madre a la que el observó durante la infancia con vehemencia y admiración por sus elecciones de vida, su manera de fumar, la postura de sus manos o la forma de estar en el mundo. Ahora ya devenido en adulto, Lostra va tras ella y tras sus recuerdos y en ese viaje aparecen las múltiples citas, la lluvia, el pueblo, la ruta y las otras mujeres en las que intenta encontrar el secreto de su desvelo. Lo que encuentra es una película de múltiples capas, de ritmo sostenido y algo ensoñado que nos transporta a un estado de la conciencia muy similar al acto de recordar. Un caleidoscopio de ideas y de estados de ánimo hace emerger las imágenes y los sonidos y nos arrastra a través de una voz en off hacia el flujo y reflujo del movimiento de lo fugitivo y lo infinito, como describía Baudelaire el accionar del flâneur en su poema en la que reivindicaba aquella figura. Ese poeta paseador que está dispuesto a estar lejos de casa y a perderse por el mundo porque sabe que el lenguaje no siempre alcanza para comprender nuestras deseos más vitales.”

« Il existe toute une tradition queer du montage et du collage, aussi bien dans le cut-up de William S. Burroughs que dans la littérature de Manuel Puig, qui continue de produire des formes expérimentales mettant en crise la linéarité qu’implique l’identité conçue comme quelque chose de figé. C’est dans cette tradition que Lostra tend sa dérive audiovisuelle pour esquisser un récit de fluctuations. Forcone est un remix intime qui se rebelle contre une certaine rigidité des formes et des contenus académiques. »

“Hay toda una tradición queer del montaje y el collage, tanto en el cut-up que Burroughs como en la literatura de Puig, que aún genera formas experimentales de poner en crisis la linealidad que implica la identidad como algo petrificado. Y en esa tradición es que Lostra tensa su deriva audiovisual para ensayar un relato de fluctuaciones. Forcone es un remix íntimo que se rebela a cierta rigidez de las formas y contenidos académicos.”