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  Remise des prix de la 38ème édition digitale 

des Rencontres du cinéma latino-américain

 (24/03 – 2/05 2021 Pessac- Bordeaux Métropole)

  Bonsoir à toutes et tous !

Nous sommes très heureux de vous revoir. Merci de votre présence. Merci aux réalisatrices/ réalisateurs et merci au public présent.

Nous arrivons à la fin de cette 38ème édition des Rencontres, une édition spéciale, puisqu’il s’est agi d’une édition numérique.

Trente-huit éditions des Rencontres n’auraient pas été possibles sans le soutien institutionnel de la Région Nouvelle Aquitaine, de la Direction régionale du Ministère de la Culture, du Gouvernement du 33ème département et du Rectorat de Bordeaux.

Nous tenons également à mentionner nos partenaires, parfois très anciens, complices indispensables pour donner à l’événement son ampleur et sa densité. Je parle du cinéma Jean Eustache de Pessac qui accueille le festival depuis plus de trente ans, de l’association Autour du premier Mai avec qui nous partageons des films et une vision du cinéma, de l’Université Michel Montaigne (les départements d’espagnol et de portugais) avec qui nous organisons chaque année des projections pour les étudiants, l’Université de psychologie de Bordeaux, l’Institut français d’Argentine, le ministère des Affaires étrangères et l’Institut national des archives qui nous a prêté le film d’ouverture du festival, et la Fondation Gabriel Péri qui nous a apporté une réflexion sur le.s commune.s

Merci aux réalisateurs qui ont participé à cette édition avec leurs films – 21 films de 12 pays différents- et qui se sont généreusement prêtés aux conversations avec le public. Ils étaient 21, 11 réalisateurs et 10 réalisatrices qui nous ont offert de belles soirées avec des échanges très riches qui ont construits autant de ponts entre les deux rives de nos continents en ce temps incertain et distancié que nous vivons. Ont participé aux échanges :

  • Susana Lastreto Prieto, Uruguay
  • Eduardo Flores, Mexique
  • Ana Laura Calderón, Mexique
  • Jesús Reyes, Venezuela
  • Sjoerd Van Grootheest, Colombie
  • Javier Martintereso, Espagne
  • Maruvi Leonett Villaquirán, Venezuela
  • Anaïs Taracena, Guatemala
  • Félix Zurita, Suisse 
  • Patricio Pardo, Chili
  • Carol Benjamin, Brésil
  • Marcelo Brennand, Brésil
  • Val Gomes, Brésil
  • Toni Venturi, Brésil
  • Antonio Romero, Argentine
  • Marlén Viñajo, Le Salvador
  • Kenia Rodríguez, Cuba
  • Iria Gómez Concheiro, Mexique
  • Estebán Cuevas, Argentine
  • Valeria Selinger, Argentine
  • Oscar Felipe Sanchez, Pérou

Nous voulons remercier chaleureusement celles et ceux qui nous ont apporté leur aide précieuse lors des échanges et aussi pour l’exercice de la traduction de ceux-ci.

Par ordre d’intervention :

  1. Moira Cristia, chercheuse et professeure universitaire à Córdoba, Argentine
  2. Dardo Scavino, professeur universitaire et écrivain
  3. Daniel Cicera, secrétaire général du conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri
  4. Blanca Eeckhout, vice-présidente de l’Assemblée Nationale, ex ministre des Communes du Venezuela
  5. Thierry Deronne, cinéaste, professeur de cinéma et journaliste
  6. Jesús, porte-parole de la Commune Altos de Lídice à Caracas
  7. Luis Antonio Ramírez Zuloaga, philosophe et enseignant à l’Institut d’Etudes Régionales d’Antioquia.
  8. Cécilia Gonzalez, professeure à l’Université Michel Montaigne
  9. Ilana Heineberg, Maîtresse de Conférence à l’Université Michel Montaigne
  10. Alé Kali, artiste brésilienne et organisatrice de concerts
  11. Simone Ribeiro, étudiante en master – Université Michel Montaigne
  12. Sandro Viana Essencio, lecteur – Université Michel Montaigne
  13. Stéphanie Legrand, coordinatrice de l’association « Autour du premier mai »
  14. Maritza Sandoval, étudiante de master
  15. Romain Migus, sociologue et journaliste indépendant

 Merci à l’équipe de bénévoles de FAL :

Bernard, Christel, Michèle, Marie Claire, Milena, Gérard, Martine,

      Noelia, Sylvain, Julie, Yvan et à l’équipe salariés-stagiaires : Adam, Esther, Marie, Violette et Thomas.

Je pense que nous pouvons dire que les films présentés ont largement répondu à nos attentes en termes de diversité des cinématographies latino-américaines et d’illustration, de questionnement et de réflexion autour de la thématique de cette année, à savoir la solidarité, le fait qu’un monde plus humain est un monde où règnent la solidarité, la coopération et les relations collectives, un monde qui inclut et intègre toutes les différences, toutes les altérités, un monde qui donne la priorité au collectif plutôt qu’à l’individu.

Quelques exemples actuels.

L’Inde et l’Afrique du Sud (soutenus par plus de 100 pays) sont intervenus auprès de l’OMS pour que les brevets des vaccins Covid-19 soient libérés demande qui a été refusée par les pays occidentaux, laissant des millions de personnes sans protection.

Mais Cuba a envoyé la brigade médicale Henry Reeve dans 57 pays, dont l’Italie, le même pays qui a voté contre Cuba aux Nations unies. Le Venezuela et Cuba ont fourni une aide à Saint-Vincent-et-les-Grenadines qui doit faire face aux problèmes causés par l’éruption du volcan La Soufrière.

Les peuples marquent l’agenda social et politique en Amérique latine en revendiquant et en luttant pour les droits des femmes et contre la violence de genre, pour les droits des « minorités » noires, indigènes et paysannes, des jeunes et plus encore ?

Il y a un peu plus de 10 jours, un artiste colombien a recouvert d’un manteau noir la statue du maréchal Gallieni, connu pour son rôle pendant la colonisation de l’Afrique. Il s’agit de la dernière des actions menées par les groupes anti-raciaux contre les symboles de la colonisation française. De l’autre côté de l’étang, les initiatives ne manquent pas non plus: le 30 avril, la Minga Caucana est arrivée à Cali et les indigènes ont renversé la statue de Sebastian Belalcazar. 3000 Indiens Misak restent sur le site, revendiquant l’endroit comme faisant partie de la mémoire territoriale historique du peuple Misak.

Ainsi, nous voulons saluer et exprimer notre solidarité au peuple colombien dans son 5e jour de grève, aux 2500 prisonniers politiques de l’épidémie sociale d’octobre 2019, majoritairement des jeunes et à tous et toutes les groupes et communautés qui luttent en Amérique latine pour ce monde dont nous rêvons.

 Voici les films primés 

Prix Public du documentaire : 

  • Cachada de Marlén Viñayo Santos, El Salvador, 82′,2019
  • Dentro da minha pele de Val Gomes et Toni Venturi, Brésil, 86′, 2020

Prix Public de la fiction : 

  • Antes del olvido, Iria Gómez Concheiro, Mexique, 103’, 2019
  • Infierno grande, Alberto Romero, 75′, Argentine, 2019
 
👁 Projection de Mataindios d’Oscar Felipe Sánchez Saldaña, Pérou, 78′, 2018 suivie d’un zoom avec le réalisateur.

Bordeaux, 2 mai 2021 

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